Comment choisir son tapis de yoga ? Matière, pratique et adhérence
Le choix de votre tapis de yoga est important. Vous devez choisir votre tapis avec attention, en adaptant votre choix à votre type de pratique, au confort que vous en attendez, à son amorti, son adhérence, ses dimensions, son poids.
Mais plus qu’un simple accessoire, c’est votre espace de pratique, celui sur lequel vous allez vous ancrer, vous étirer, respirer, transpirer, parfois rester immobile plusieurs minutes et parfois enchainer les postures rapidement.
Alors comment choisir son tapis de yoga ? Caoutchouc, liège, microfibre, PVC, TPE… les matières sont nombreuses et leurs propriétés très différentes. Et surtout, le tapis idéal pour un cours de Yin yoga à Villenave d’Ornon ne sera pas forcément celui qui vous accompagnera le mieux dans un Vinyasa dynamique.
Pour faire le bon choix, trois critères sont particulièrement importants : votre type de yoga, la sensation de confort que vous recherchez et… la façon dont vos mains réagissent à la transpiration.
Quel tapis de yoga choisir selon sa pratique ?
Avant même de regarder la matière, commencez par vous demander comment vous pratiquez.
Pour le Yin Yoga : privilégiez le confort
En Yin Yoga, les postures sont maintenues plusieurs minutes. Le tapis doit donc être suffisamment confortable pour vous permettre de relâcher le corps sans avoir l’impression de sentir le sol sous chaque articulation.
Un tapis de 5 à 6 mm d’épaisseur peut être particulièrement agréable pour cette pratique, notamment si vous êtes sensible des genoux, des hanches ou des poignets.
Vous n’avez pas nécessairement besoin d’une adhérence extrêmement forte : les mouvements sont peu nombreux et la pratique ne génère généralement pas beaucoup de transpiration.
À privilégier : caoutchouc, TPE ou autres matières offrant un bon compromis entre amorti et stabilité.
Et si vous aimez vraiment le confort, pensez aussi aux accessoires : une couverture, un bolster ou une brique peuvent compléter le tapis bien plus efficacement que de choisir un tapis toujours plus épais.
Pour le Hatha Yoga : cherchez l’équilibre
Le Hatha Yoga alterne postures, respiration, immobilité et parfois des enchaînements plus dynamiques. Vous avez donc besoin d’un tapis polyvalent : suffisamment confortable pour les postures au sol, mais suffisamment adhérent pour ne pas glisser dans les postures debout.
Un tapis de 4 à 5 mm constitue généralement un bon compromis.
À privilégier : caoutchouc naturel, TPE ou tapis à surface antidérapante.
Si vous avez les mains très sèches, une surface naturellement adhérente peut faire une vraie différence, notamment dans Adho Mukha Svanasana, la posture du chien tête en bas.
Pour le Vinyasa : l’adhérence devient essentielle
Dans un Vinyasa, vous passez régulièrement d’une posture à l’autre. Les mains et les pieds changent de place, vous enchaînez les transitions et la chaleur corporelle augmente progressivement.
Ici, un tapis qui glisse peut rapidement devenir gênant.
À privilégier : caoutchouc naturel, caoutchouc avec surface PU ou certaines surfaces en microfibre conçues pour devenir plus adhérentes avec l’humidité.
Si vous transpirez beaucoup des mains, une surface qui reste performante lorsque l’humidité augmente comme la microfibre sera particulièrement intéressante .
Pour l’Ashtanga Yoga : priorité à la stabilité et à l’adhérence
L’Ashtanga est une pratique dynamique, répétitive et exigeante pour le tapis comme pour le pratiquant. Les transitions sont nombreuses et la transpiration peut devenir importante au fil de la pratique.
Un tapis lourd et stable, avec une très bonne adhérence, sera généralement plus adapté qu’un tapis très léger ou très moelleux.
À privilégier : caoutchouc naturel, PU sur caoutchouc ou certaines surfaces en liège ou microfibre conçues pour les pratiques dynamiques.
Pour le Hot Yoga : attention à la transpiration !
Ici, le critère numéro un devient presque évident : que se passe-t-il lorsque vous transpirez ?
Certains tapis sont très adhérents lorsque vos mains sont sèches mais deviennent beaucoup plus glissants dès que la transpiration apparaît. D’autres, au contraire, sont conçus pour conserver ou augmenter leur adhérence avec l’humidité.
À privilégier : microfibre, liège ou certaines surfaces PU et caoutchouc adaptées aux pratiques humides.
Et si vous transpirez vraiment beaucoup, une serviette de yoga peut être une excellente solution complémentaire.
Quelle tapis de yoga choisir selon sa matière ?
La matière de votre tapis influence directement son toucher, son adhérence, son poids, son amorti et sa façon de réagir à la transpiration.
Le caoutchouc naturel : adhérent et stable
Le caoutchouc naturel est très apprécié des pratiquants réguliers pour sa stabilité et son excellente adhérence. Il est dense, relativement lourd et reste bien en place sur le sol.
C’est une matière particulièrement intéressante pour les pratiques dynamiques comme le Vinyasa ou l’Ashtanga, mais aussi pour le Hatha.
Ses points forts :
excellente adhérence ;
très bonne stabilité au sol ;
sensation relativement ferme ;
bonne résistance à une pratique fréquente.
À savoir : le caoutchouc naturel est plus lourd que beaucoup de tapis en TPE et peut dégager une odeur assez marquée lorsqu’il est neuf. Il peut également ne pas convenir aux personnes allergiques au latex naturel.
Le liège : une matière qui aime l’humidité
Le liège possède une particularité intéressante : son adhérence peut augmenter lorsque la surface devient légèrement humide.
C’est donc une matière intéressante pour les personnes qui transpirent pendant leur pratique, notamment lors des Vinyasa dynamiques ou du Hot Yoga.
Au toucher, le liège est également différent du caoutchouc : plus naturel, plus chaud et moins « collant ».
Ses points forts :
bonne adhérence lorsque les mains sont légèrement humides ;
sensation naturelle et ferme ;
matière renouvelable ;
intéressant pour les pratiques dynamiques et chaudes.
À savoir : si vous avez les mains très sèches, vous pouvez trouver le liège moins adhérent qu’une surface très « grip ».
La microfibre : idéale pour les mains qui transpirent
Les tapis recouverts de microfibre, parfois appelés tapis « suede » ou effet peau de pêche, ont une particularité : leur surface ressemble davantage à une serviette très fine qu’à un tapis traditionnel.
Et c’est justement leur intérêt.
Lorsque la microfibre est légèrement humidifiée, elle peut devenir beaucoup plus adhérente. Elle est donc particulièrement intéressante pour les personnes qui ont les mains moites ou qui pratiquent un yoga dynamique et transpirant.
Ses points forts :
toucher doux ;
bonne absorption de l’humidité ;
adhérence qui augmente lorsque la surface est légèrement humide ;
particulièrement adaptée aux pratiques dynamiques ou chaudes.
Mais attention : si vous avez naturellement les mains très sèches, une microfibre complètement sèche peut manquer d’adhérence. Dans ce cas, ce n’est pas forcément le tapis qu’il vous faut.
Le TPE : léger et confortable
Le TPE est une matière synthétique que l’on retrouve sur de nombreux tapis modernes. Son principal avantage est sa légèreté : c’est une solution intéressante si vous transportez votre tapis régulièrement.
Il offre généralement un bon confort et une adhérence correcte dans une pratique douce à modérée.
À privilégier :
pour débuter ;
pour une pratique douce ou modérée ;
si vous transportez souvent votre tapis ;
si vous recherchez un tapis relativement léger.
En revanche, si vous transpirez beaucoup, d’autres surfaces peuvent être plus adaptées car l’adhérence de certains TPE diminue lorsque l’humidité augmente.
Le PVC : une option classique, mais pas pour tout le monde
Les tapis en PVC ont longtemps été très répandus. Ils peuvent être souples, relativement légers et offrir une bonne adhérence lorsque les mains sont sèches.
Ils peuvent donc convenir à une pratique douce ou modérée.
En revanche, si vous transpirez beaucoup, leur surface peut devenir moins adhérente. Si vous pratiquez un yoga dynamique, il est donc préférable de vérifier précisément le comportement du tapis en conditions humides plutôt que de vous fier uniquement à la mention « antidérapant ».
Et si vous avez les mains très sèches ?
C’est un critère auquel on pense rarement… et pourtant il peut changer complètement le choix d’un tapis.
Une personne qui transpire beaucoup recherche une surface qui va accrocher davantage avec l’humidité.
À l’inverse, si vos mains sont naturellement très sèches, certaines surfaces comme le liège ou la microfibre peuvent vous sembler moins adhérentes au début de la pratique.
Dans ce cas, vous pouvez privilégier :
le caoutchouc naturel ;
une surface PU très adhérente ;
un tapis avec une texture qui offre une bonne accroche à sec.
Votre tapis doit être choisi en fonction de vos mains, pas seulement de votre style de yoga !
Et si vous avez les mains moites ?
C’est exactement l’inverse.
Si vos mains deviennent rapidement humides dans le chien tête en bas, le guerrier ou la planche, recherchez une matière dont l’adhérence ne diminue pas avec la transpiration.
Les surfaces en microfibre, liège ou certaines surfaces PU et caoutchouc sont particulièrement intéressantes selon le niveau de transpiration et le type de pratique.
Et si vous transpirez énormément, ne négligez pas la solution toute simple : une serviette de yoga en microfibre posée sur le tapis. Elle absorbe la transpiration et peut considérablement améliorer l’adhérence pendant les pratiques très chaudes.
Le tapis idéal dépend donc de vous
Il n’existe pas un tapis de yoga parfait pour tout le monde.
L’adhérence ne fait pas tout.
Un tapis très épais peut être confortable pour les genoux, mais moins stable pour les postures d’équilibre. À l’inverse, un tapis très fin peut être formidable pour sentir le sol et travailler l’ancrage, mais moins confortable pour les articulations.
Pour une pratique polyvalente, 4 à 5 mm constitue souvent un bon compromis entre confort et stabilité.
Si vous pratiquez principalement le Yin ou si vous avez besoin de davantage de confort, vous pouvez vous orienter vers un tapis plus épais. Pour une pratique dynamique et beaucoup de postures d’équilibre, une épaisseur plus modérée peut être préférable.
En résumé : quel tapis est fait pour vous ?
Vous pratiquez surtout le Yin ? → choisissez d’abord le confort.
Vous pratiquez Hatha ou un yoga polyvalent ? → recherchez un bon équilibre entre confort, stabilité et adhérence.
Vous pratiquez Vinyasa ou Ashtanga ? → privilégiez l’adhérence et la stabilité.
Vous transpirez beaucoup ? → choisissez une surface qui fonctionne avec l’humidité : microfibre, liège ou certaines surfaces PU.
Vous avez les mains très sèches ? → privilégiez une surface naturellement adhérente à sec, comme certains caoutchoucs ou revêtements PU.
Vous transportez votre tapis tous les jours ? → le poids devient un critère important : un tapis très performant mais très lourd risque de rester plus souvent à la maison qu’au studio !
Finalement, le bon tapis est celui qui vous permet d’oublier le tapis.
Celui sur lequel vous ne pensez plus à vos mains qui glissent, à vos genoux qui font mal ou à votre tapis qui se déplace sous vos pieds.
Vous pouvez alors revenir à l’essentiel : votre respiration, vos sensations et votre pratique.