La posture de l'Arbre

La posture de l'Arbre

Quelle est la symbolique de Vrikshasana ?

« Placer le pied droit contre la racine de la cuisse gauche et se tenir debout sur l’autre pied, tel un arbre en terre. Cela est connu comme Vrikshâsana, la posture de l’arbre ». Gheranda Samhitâ, chapitre III, verset 36.

Cette posture symbolise la verticalité de l’homme, en équilibre entre la terre et le ciel.

Un lien, un trait d’union entre les racines (la terre, l’énergie que l’on puise dans le monde matériel) et la cime (le ciel, l’ouverture de la conscience à une dimension plus spirituelle). L’homme se trouve alors au cœur, en équilibre entre le ciel et la terre et les changements que vit l’arbre au gré des saisons sont assimilables à ceux que l’homme traverse au cours de sa vie.

Si elle ne pose pas de difficulté particulière, la posture de l’arbre, vrikshasana (vrk = arbre en sanskrit) nécessite force et concentration : si l’esprit vagabonde, le corps oscille et tombe ! Aussi cette posture demande de vivre l’instant présent en se concentrant sur sa respiration, afin d’être pleinement présent à soi-même.

Comment entrer dans la posture ?

S’enraciner, s’elever et enfin se relier sont les 3 étapes de la prise de la posture.

1. Placez-vous en Tadâsana (posture de la Montagne) : debout, pieds joints, bras le long du corps et prenez conscience du poids du corps sur vos pieds.

Trouvez le juste équilibre entre la droite, la gauche, l’avant du pied et l’arriere. Faites quelques oscillations, comme le mat d’un bateau pour trouver l’endroit juste, celui où vous pourrez tenir droit avec le moins d’effort possible. 

Auto grandissez vous et fixez un point à quelques mètres devant vous au sol. Basculez le poids du corps sur un pied en prenant conscience de votre « enracinement » et en vous établissant bien sur tout le pied. 

2. Pliez l’autre jambe et placez votre pied là où vous pouvez aujourd’hui et maintenant.

Que ce soit sur votre cheville, (orteils encore au sol ou sur le coup de pied et talon sur la cheville en posture de l’arbrisseau) , contre le mollet, sur la face interne du genou  ou en haut de la cuisse près du périnée, la hanche est ouverte, et le genou s’ouvre vers le côté.

Égalisez la pression entre la face interne de la cuisse et le pied, ce qui facilite l'étirement de la colonne vertébrale vers le haut.

3. Les mains peuvent être jointes devant la poitrine (Anjali mudra) en égalisant la pression entre les 2 paumes (elles ne touchent pas la poitrine) ou les bras peuvent être tendus vers le ciel, en croix, comme les branches de l’arbre.

Redressez votre tête et contractez l’abdomen et les muscles du fessier. Tenez aussi longtemps que possible en gardant un certain confort dans la posture puis revenez à la position de départ en ramenant le pied au sol avec contrôle. La posture doit être réalisée des 2 côtés pendant la même durée.

Vous osez pour la premiere fois ?

Si vous réalisez la posture de l’arbre pour la première fois ou si vous débutez en yoga, vous pouvez garder le genou vers l'avant, le temps que vos jambes s'assouplissent.

Vous pouvez également adopter les positions plus basses du pied indiquées ci-dessus. Les bras peuvent être ouverts sur les côtés, paumes tournées vers l'avant, dans un geste d'accueil ou vers le sol, les bras servant alors de stabilisateurs.

Il n’existe pas de contre-indication particulière pour cette posture.    

Bienfaits de la posture de l'Arbre

Réalisée avec un ajustement approprié, la posture de l’arbre augmente les facultés de concentration, calme l’esprit.

Elle favorise votre sens de l’équilibre : le calme et la concentration qu’elle nécessite vous aident à trouver votre équilibre pour la journée, améliorant ainsi votre stabilité (physique, émotionnelle, mentale…) et votre enracinement dans le moment présent et dans votre vie !

Sur un plan corporel, elle tonifie et renforce la musculature des chevilles, genoux, jambes et des pieds, et améliore la sensibilité proprioceptique. Elle favorise la sangle abdominale et l’ouverture des hanches.

Enfin, sur un plan énergétique, elle favorise la circulation de l’énergie dans le corps.

Source : Boris Tatsky

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